
Tout au bout de la rue Claude Kogan, au pied du Grand Prince d’Aluminiunpéchiney, dort
La Pierre Ecriante, une de ces pierres d'aluminium sur lesquelles on glisse pour avoir des enfants ou simplement pour le plaisir.
Sans doute des grincheux ont-ils trouvé que les enfants étaient trop nombreux ou trop joueurs : ils ont entouré La Pierre Ecriante d’un buisson de roses couleur de sang dans lequel, devenue inaccessible et inutile, elle s’est endormie…
Le Prince voudrait l’éveiller mais il ne peut rien seul…
Il pleure...

Mais, en ce 26 octobre 2008, il semblerait que des enfants aient repris l’initiative : ils ont effeuillé des roses près des traces de sang

et, avec les moyens du bord (goudron taché de rouge, balises de chantiers, tuyau en pévécé, cailloux divers et pétales de roses ),


ils ont commencé un cercle magique pour conjurer le sort…
Notez que je n'ai rien fabriqué, ni inventé : dimanche le cercle magique était tel que je l'ai photographié au pied de la sculpture. Quand au qualificatif "écriante" il vient du verbe écrier qui signifie d'après le dictionnaire de Paul Emile Littré "nettoyer le fil de fer en le frottant avec un linge chargé de grès". D'autre part il existe vraiment une tradition, attestée en de nombreux lieux (de la Bretagne au Dauphiné) où les filles en quête d'un amoureux se font glisser sur de grandes roches plus ou moins lisses. Enfin, j'ai trouvé dans le livre "Un Musée sans mur"de 1998, le paragraphe suivant : "A l'origine implantée sur un espace engazonné, cette sculpture était devenue une surface idéale pour les glissades des enfants du Village Olympique. Elle se retrouve aujourd'hui "protégée" par un imposant massif de rosier qui étouffe un peu son dynamisme plastique".
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